24.09.2019

Un investissement de 14 milliards de dollars sera nécessaire pour éradiquer la mauvaise vision, handicap le plus répandu au monde, d’ici 2050

  • Un nouveau rapport, étayé par des analyses de McKinsey & Company, quantifie l’ampleur de la mauvaise vision non corrigée dans le monde et identifie les solutions à mettre en place
  • Les principales conclusions ont été présentées et débattues aujourd’hui lors d’une table ronde organisée en marge de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies

(Charenton-le-Pont, 24 septembre 2019) – Essilor International, filiale d’EssilorLuxottica, a publié aujourd’hui un rapport inédit qui mesure l’ampleur à l’échelle mondiale de la mauvaise vision non corrigée – le handicap le plus répandu au monde – et qui présente pour la première fois les solutions permettant de l’éliminer en une génération.1 D’après le rapport, un investissement total de 14 milliards de dollars sur les 30 prochaines années sera nécessaire pour atteindre cet objectif d’ici 2050.

La mauvaise vision non corrigée2 touche 2,7 milliards3 de personnes dans le monde, dont 90 % vivent au bas de la pyramide, et coûte à l’économie mondiale 272 milliards de dollars en perte de productivité chaque année. On estime que la mauvaise vision non corrigée atteindra des proportions épidémiques d’ici 2050 et que la myopie touchera plus de 50 % de la population mondiale avec, pour beaucoup d’entre eux, des effets secondaires dangereux pour la vision et des sérieuses implications à long terme.

Afin de mieux appréhender l’ampleur de cette crise de santé visuelle, mais surtout pour identifier plus rapidement les solutions potentielles et mobiliser les parties prenantes du secteur public et privé, Essilor a commandité le rapport « Eliminating poor vision in a Generation: What will it take to eliminate uncorrected refractive errors by 2050? » (Eliminer la mauvaise vision en une génération : Que faudra-t-il pour éliminer les erreurs de réfraction non corrigées d’ici 2050 ?), étayé par des analyses fournies par McKinsey. Selon les conclusions du rapport, un investissement de 14 milliards de dollars sur les 30 prochaines années permettrait d’éradiquer la mauvaise vision non corrigée d’ici 2050. Cet investissement devrait être consacré à la création des points d’accès durables à des solutions de santé visuelle, à l’innovation pour développer des solutions plus abordables, au financement de services subventionnés et gratuits, et à la sensibilisation du grand public.

Hubert Sagnières, Vice-Président exécutif d’EssilorLuxottica et Président d’Essilor International, a déclaré : « En tant que leader mondial de l’optique ophtalmique, convaincu que les entreprises doivent s’engager pour le bien commun, nous avons pour ambition d’éradiquer la mauvaise vision en une génération. Malgré les nombreuses initiatives menées à bien par les secteurs public et privé ces dernières années, il est nécessaire d’accélérer les efforts destinés à offrir une bonne vision à tous. En même temps, il n’existe pas de ‘mode d’emploi’ pour réaliser cette ambition. Ce rapport va nous servir de fil conducteur, en indiquant les orientations nécessaires, tout en mobilisant les différentes parties prenantes autour d’un objectif commun. Il illustre notre volonté d’aller plus loin dans nos efforts en étudiant en profondeur cette crise de santé visuelle et en identifiant les moyens pour la résoudre. Les gouvernements, ONG, organisations, donateurs, professionnels de la vue ainsi que le secteur privé ont tous un rôle à jouer face à cette opportunité unique de mettre fin à une crise de santé publique. »

Partant des principales conclusions du rapport, Essilor a organisé une table ronde, en partenariat avec la plateforme médiatique et entreprise sociale Devex, en marge de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les discussions ont porté sur la manière dont les acteurs publics et privés peuvent surmonter ensemble les obstacles à la poursuite de l’objectif d’une bonne vision universelle à l’horizon 2050. L’événement, qui s’est déroulé le 24 septembre 2019 à New-York, réunissait des représentants d’organisations non-gouvernementales, d’associations de santé, d’agences multilatérales et d’organismes internationaux.

 

1) Etayé par des études réalisées par McKinsey & Company.
2) La « mauvaise vision » se définit par les erreurs de réfraction (problèmes visuels tels que la myopie, l’astigmatisme ou l’hypermétropie…) et la « mauvaise vision non corrigée », par des erreurs de réfraction non corrigées.
3) McKinsey & Company estime que le nombre d’individus atteints de mauvaise vision non corrigée (acuité visuelle de 6/9 ou inférieure) se montera à 2,7 milliards à l’horizon 2018, et prouve le bien-fondé de la création d’une infrastructure durable, capable de répondre aux besoins d’un plus grand nombre. Les chiffres sont donnés uniquement à titre indicatif. Veuillez vous reporter à la section « Méthodologie » du rapport pour plus de précisions.

 

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